ARCHEODEPECHES


 

VISITEZ LE SITE DE SCIENCES ET AVENIR!

Le planétarium de Lascaux

Chantal Jègues-Wolkiewiez est persuadée que les peintures rupestres de la grotte de Lascaux sont une représentation du ciel laissée par les habitants de ce site, il y a 17.000 ans. Cette chercheuse indépendante, ethnologue passionnée d'astronomie, développe une théorie audacieuse.Elle a découvert que l'entrée de la grotte est orientée de telle sorte que le soleil y entre le jour du solstice d'été. Les rayons pénètrent dans l'axe de l'entrée, relate Chantal Jègues-Wolkiewiez, et éclairent d'abord le taureau, qui représente selon elle la constellation du même nom. Le dessin de l'homme-oiseau représenterait le pôle, trois constellations, et une étoile qui n'existe plus. Entre ses observations dans la grotte et les heures passées devant les cartes du ciel, cette passionnée reconstitue le planétarium de Lascaux et songe déjà à appliquer cette théorie à d'autres sites, notamment la grotte de Chauvet, en Ardèche.


L'homme de Mungo

L'homo sapiens ne viendrait pas uniquement d'Afrique mais aurait peut-être des ancêtres du côté de l'Asie, selon des chercheurs australiens de l'Université nationale de Canberra. Ces anthropologues, dirigés par Alan Thorne, ont étudié des extraits d'ADN (acide désoxyribonucléique) prélevés sur dix corps vieux de 2.000 à 60.000 ans, retrouvés en Australie. L'un d'eux, appelé l'homme de Mungo, pourrait être un homme primitif moderne dont la descendance a disparu. Ce squelette a été découvert en 1974 en Australie, près du lac Mungo, et il serait âgé de 60.000 ans. Selon l'équipe d'Alan Thorne, cet homme était capable d'utiliser des outils de pierre, de préparer ses lances pour la chasse ou la pêche. Les anthropologues australiens pensent que l'homme de Mungo est un descendant des australopithèques Graciles. L'ADN de l'homme de Mungo ne se retrouve pas chez les hommes actuels, excepté dans un segment du chromosome 11. La descendance de cette homme moderne se serait donc éteinte. Ces résultats signifient que des humains modernes vivaient en Australie avant l'émergence de l'homo sapiens porteur de l'ADN que nous retrouvons aujourd'hui, expliquent les chercheurs. Conséquence : l'humanité moderne ne descend pas d'un unique ancêtre venu d'Afrique - théorie qui a d'ailleurs toujours été rejetée par les scientifiques chinois. Les travaux des Australiens, publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, accréditent plutôt l'hypothèse d'un développement de l'homo sapiens dans plusieurs régions du monde à partir d'un ancêtre plus ancien, l'homo erectus, qui lui serait originaire d'Afrique et qui aurait émigré il y a environ 1,5 million d'années.


Découvertes d'animaux momifiés à Abydos

Un cimetière d'animaux momifiés a été découvert en Egypte, près de l'ancienne ville d'Abydos, à plus de 500 km au sud du Caire. Ces momies, qui datent de l'époque ptolémaïque, vont permettre aux archéologues d'en apprendre plus sur les rites religieux de cette époque de l'Egypte ancienne. Un glissement de terrain a permis de mettre au jour huit sarcophages dorés ou peints contenant des rongeurs, qui auraient été momifiés vers 300 avant JC, ainsi que six pots de céramique contenant chacun 25 faucons. Les anciens Egyptiens pratiquaient la momification sur beaucoup d'animaux, du chat au babouin, en passant par le crocodile ou le scarabée. Ils croyaient que le rat mangeait le cœur du pêcheur le jour du jugement dernier, tandis que le faucon incarne le dieu Horus, dieu protecteur, fils d'Osiris et d'Isis. Abydos était justement une ville sacrée, abritant le tombeau du dieu Osiris, représentant l'espérance de l'au-delà. Abydos était un lieu de pèlerinage pour les Egyptiens. Selon Selima Irkam, un spécialiste de la momification des animaux dans l'Egypte ancienne, qui enseigne à l'université américaine du Caire, des momies d'animaux précédemment découvertes avaient été tout simplement jetées. Ces momies de l'époque ptolémaïque sont donc très importantes pour les archéologues. C'est à cette époque, entre -330 et -30, qu'Alexandre le Grande conquit l'Egypte et fonda Alexandrie, ville phare de la Méditerranée.


Nouveaux Sites en Egypte

Une trentaine de sites vieux de 6.000 ans a été découverte en Egypte par des archéologues britanniques, révèle le quotidien The Guardian daté du 27 décembre. Recelant un grand nombre de gravures taillées dans la pierre, ces sites situés à l'est du Nil pourraient apporter un nouvel éclairage sur les origines de la civilisation égyptienne. Pour Toby Wilkinson, archéologue de l'Université de Cambridge qui a dirigé l'expédition, " c'est la chapelle Sixtine de l'Egypte prédynastique " qui a été mise à jour.Les archéologues ont trouvé un grand nombre d'œuvres d'art, gravées dans la pierre, représentant des hommes, ou des animaux - girafes, hippopotames, autruches, éléphants- ainsi que des scènes de chasse ou des flottes de bateaux. Certaines traces témoignent du passage de Bédouins, de Romains, de Grecs et de voyageurs de l'époque des Pharaons. Mais les archéologues ont surtout découvert des représentations laissées par un peuple inconnu de bergers nomades, conduisant leurs troupeaux entre la Vallée du Nil et la Mer Rouge, d'un oasis à l'autre, 4.000 ans avant la naissance du Christ. Ces sites ont été mis à jour ces dernières semaines à l'est du Nil, dans une zone désertique, entre deux axes de circulation majeurs, le Wadi Hammamat et le Wadi Barramiya. Les wadi sont des oueds, ces lits de rivières saisonniers qui se transforment en torrents lors des fortes pluies. Cette région ne serait devenue un désert que vers 3.500 av.JC, selon Toby Wilkinson, qui pense qu'auparavant elle ressemblait plutôt à la savane africaine, avec une végétation clairsemée et de nombreux points d'eau.Les gravures vieilles de 6.000 ans présentent des similitudes avec les représentations de l'époque pharaonique, rapporte le quotidien britannique. Dans les années 30, un scientifique allemand avait déjà commencé à chercher dans le désert, entre le Nil et la Mer Rouge, les origines de la civilisation égyptienne. La Seconde Guerre Mondiale l'avait interrompu, mais depuis deux ou trois ans les archéologues manifestent un regain d'intérêt pour cette région.


ADN ET HOMME DE NEANDERTAL :

Une nouvelle analyse de l’ADN d’un homme de Neandertal devrait permettre aux spécialistes de mieux comprendre la place qu’occupe cet être préhistorique dans l’évolution humaine. Jusqu’à présent, la communauté scientifique disposait de l’ADN mitochondrial de deux hommes de Neandertal. L’équipe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck en Allemagne, a analysé l’ADN du spécimen retrouvé en Croatie, dans la grotte de Vindija. Les chercheurs ont comparé cet ADN à celui d’autres humains et à celui de grands singes. Même si trois individus ne forment pas une population, il semble que les différences génétiques entre Néandertaliens soient faibles, comme entre les hommes actuels, alors qu’elles sont plus importantes chez les singes. Les Néandertaliens se sont peut-être développés à partir d’une petite population, avancent les chercheurs. Une autre question agite les spécialistes : l’homme de Neandertal et l’homme moderne se sont-ils mélangés ? On sait que ces deux populations se sont côtoyées en Europe entre –100.000 et –30.000 ans environ. Que s’est-il passé pendant cette période ? les paléontologues aimeraient éclaircir ce mystère, dont seule l’issue est connue : les Néandertaliens ont disparu. Les analyses de l’homme de Vindija ne révèlent pas de croisement avec l’homme moderne, mais on ne peut pas pour autant écarter cette hypothèse, précisent les chercheurs. Svante Pääbo avait déjà réalisé la première analyse d’ADN de Néandertalien en 1997, et c’est l’Université de Columbia qui a rendu publique la seconde analyse au printemps dernier.


D'Etranges Tombes Syriennes:

Lles archéologues qui ont mis au jour cet été des tombes exceptionnelles en Syrie, à Umm el-Marra, se heurtent à de nombreuses questions sans réponses. Les chercheurs de l’Université John Hopkins de Baltimore (USA) et de l’Université d’Amsterdam (Pays-Bas), ont eu la surprise de découvrir un tombeau vieux d’environ 4.300 ans, composé de trois étages, où reposaient plusieurs corps ornés de joyaux. Par miracle, il a échappé au pillage. A l’étage supérieur les archéologues ont découvert les corps de deux jeunes femmes décorées de bijoux de la tête aux pieds, chacune avec le squelette d’un bébé à son côté. En-dessous reposaient deux hommes adultes dont l’un portait une couronne d’argent. Enfin au dernier niveau était enterré le corps d’un homme âgé, mort vers 60 ans. Les ornements d’or, d’argent, de lapis lazuli, et la structure imposante du monument montrent qu’il s’agissaient de personnalités importantes, peut-être de la famille régnant à l’époque sur une ancienne cité syrienne. Cette tombe se situe en effet au centre des ruines qui pourraient être celles de Tuba, l’une des premières villes de Syrie. A l’instar de ses voisines d’Egypte et de Mésopotamie, la Syrie est l’une des plus anciennes civilisations urbaines du monde.

 


LES AMERINDIENS RECUPERENT L'HOMME DE KENNEWICK:

Les Indiens d’Amérique du Nord devraient récupérer les restes de celui qu’ils considèrent comme leur ancêtre : l’homme de Kennewick. Ainsi en a décidé le Département américain de l’Intérieur, en charge des ressources culturelles. Ce squelette d’environ 9.300 ans, découvert en 1996 dans la rivière Columbia, dans l’Etat de Washington, est depuis quatre ans l’objet d’une bataille entre Amérindiens et scientifiques. Ceux-ci aimeraient examiner à loisir les restes de cet habitant primitif du continent américain. Les analyses réalisées à la demande du Département laissent penser que l’homme de Kennewick serait différent des actuels Indiens d’Amérique et qu’il aurait davantage de points communs avec les Polynésiens. Si cela était confirmé, il faudrait revoir les théories sur l’arrivée des premiers habitants du continent américain, qui auraient pu venir par la mer depuis le Sud-Est asiatique. Le Département de l’Intérieur s’appuie sur une loi de 1990 (the Native American Graves Protection and Repatriation Act) qui affirme que tout habitant ayant vécu en Amérique avant l’arrivée de Christophe Colomb est un indigène, un « native american ». Les scientifiques ne lâchent pas le morceau pour autant : huit anthropologues éminents ont entamé il y a quatre ans une procédure judiciaire qui était gelée en attendant la décision du gouvernement. Ces chercheurs ont maintenant l’intention de relancer la procédure afin d’obtenir le droit d’examiner le squelette.

 


DECOUVERTE DE LA TOMBE D'UN CHEF MAYA:

Près des ruines de Copán, au Honduras, des archéologues ont découvert une tombe qui serait celle d’un important dirigeant de cette ancienne cité maya. La construction d’une route a permis de mettre au jour cette tombe qui abriterait l’un des seize chefs mayas qui régnèrent sur Copán. Ce dirigeant aurait vécu au sixième siècle, en plein âge d’or de la civilisation maya. A côté du tombeau les chercheurs ont trouvé un os incrusté de jade, ce qui indique l’importance de la personne enterrée. Les restes de huit gouverneur de Copán ont déjà été retrouvé sur le site de l’ancienne cité. Située à l’ouest du pays, près de la frontière avec le Guatemala, Copán est aujourd’hui un haut lieu du tourisme au Honduras. A son apogée, la ‘’patrie’’ maya s’étendait sur ce qui est aujourd’hui le Mexique, le Guatemala, le Honduras, le Belize et le Salvador.


ON DEGELE L'HOMME DES GLACES:

Nick Oetzi , cet homme préhistorique retrouvé dans un glacier italien il y a dix ans doit être dégelé de façon temporaire pour permettre aux chercheurs de l’examiner de plus près. Ce sont des touristes, en promenade dans la vallée d’Oetz, qui ont trouvé le corps de cet homme, que l’on a d’abord pris pour celui d’un montagnard victime d’une avalanche. Mais les analyses ont montré qu’il avait 5.300 ans. Oetzi, c’est ainsi qu’il a été baptisé, avait les jambes couvertes par un vêtement de cuir, portait une sorte de cape en herbe, et possédait une hache en cuivre. Cet homme préhistorique d’environ 1m65 aurait été pris dans une tempête de neige et serait mort de froid. L’Autriche et l’Italie se sont longtemps disputé la propriété d’Oetzi, qui avait d’abord été transféré à Innsbruck. Il a finalement été reconnu que son corps reposait quelques mètres à l’intérieur du territoire italien. Le corps a donc été transporté en 1998 jusqu’au musée de Bolzano, dans le Haut-Adige, au nord de l’Italie. La fin de cette querelle permet enfin aux scientifiques d’entreprendre des recherches pour en savoir plus sur Nick Oetzi.

 


LE ROI MIDAS:

Les chercheurs du Musée d’anthropologie et d’archéologie de Pennsylvanie peuvent lever leur verre et trinquer à la santé de Midas, le mythique Roi de Phrygie, mort vers 690 avant JC. Ils ont en effet reconstituer la boisson qui coulait à flot lors des festins donnés par le Roi : il s’agit une boisson fermentée à base d’hydromel, l’une des plus anciennes boissons alcoolisées que l’on connaisse. C’est grâce à l’analyse chimique de la vaisselle trouvée dans le tombeau de Midas, et qui a sans doute servi pour le repas des funérailles, que ces chercheurs ont pu reconstituer le menu et la composition du fameux élixir. Les Phrygiens mélangeaient du jus de raisin fermenté avec de la bière, du miel, des herbes et des épices. Un brasseur de Philadelphie a donc été chargé de mettre la recette en pratique. En utilisant du muscat, de l’orge, du miel de thym et du safran, fermentés à température ambiante, le brasseur a obtenu une boisson de 7,5° d’alcool, « buvable » d’après les chercheurs qui l’ont goûtée. Au-delà de la dégustation, connaître la composition la boisson préférée des Phrygiens a un intérêt historique. Un élixir similaire a en effet été trouvé sur des sites grecs de l’époque minoenne (2750-1050 av JC), du nom de Minos, l’ancien roi de Crète. Cela signifierait donc que les Phrygiens étaient des descendants d’Européens, comme les Grecs, et qu’ils n’étaient pas liés à leurs voisins du Moyen-Orient –qui eux connaissaient le vin depuis bien longtemps.


18/09/00

NOUVELLE VILLE DECOUVERTE AU PIED DES PYRAMIDES :

Après 12 années de fouilles sur le site des célèbres pyramides de Gizeh, au Caire, l’archéologue américain Mark Lehner a mis au jour des vestiges inédits : ceux d’une ville. L’Egypte des Pharaons est souvent considérée comme une civilisation sans ville, car les cités entourées de murs comme il en existait ailleurs au Proche-Orient à la même époque, semblent être absentes de la vallée du Nil. Mais ce sont peut-être les plus vieilles rues pavées d’Egypte qui ont été découvertes sur la plateau de Gizeh. Les galeries mises au jour par l’équipe de Lehner s’étendent sur près de 150 mètres. Elles abritaient sans doute des maisons, des fours à pain, des ateliers de travail du cuivre et beaucoup d’autres ateliers d’artisans. A l’extérieur de ces galeries, les chercheurs pensent avoir trouvé les traces des maisons des bâtisseurs de pyramides. C’est sans doute la construction de ces gigantesques monuments qui a fait naître cette ville encore mystérieuse.


UNE ETRANGE CATASTROPHE A FRAPPE LE HAUT-MOYEN AGE

Les livres d’histoire n’en parlent pas mais les arbres en témoignent : il s’est passé quelque chose de catastrophique en l’an 540 après JC, à l’aube du Moyen Age. Le Pr Mike Baillie, de l’Université de Belfast, invite les historiens à relire le passé en se penchant sur les cernes de croissance des arbres. Ces anneaux formés au cours de la croissance de l’arbre permettent de le dater mais aussi de repérer des événements importants qui ont affecté le climat. C’est ainsi que certaines éruptions volcaniques ont été datées. En appliquant cette technique –la dendrochronologie- à des échantillons d’arbres provenant du monde entier, Mike Baillie a constaté qu’un bouleversement climatique majeur s’était produit en 540. Le chercheur irlandais pense qu’il peut s’agir d’une collision avec une comète qui aurait provoqué une période de grand froid. Il s’appuie sur des récits du XIIIème siècle qui parlent de coups violents venus du ciel s’abattant sur la Gaule à une époque correspondant à peu près à l’année 540. Cette période coïncide aussi avec la chute de l’Empire romain, chute qui aurait pu être précipitée par cette catastrophe, selon Mike Baillie. Une théorie naturellement très controversée.

 


GUATEMALA UN NOUVEAU PALAIS MAYA

Au milieu des ruines d’une ville envahie par la jungle, près de la rivière Pasiòn, des archéologues ont découvert l’un des plus beaux palais mayas du Guatemala. Arthur Demarest, de l’université de Nashville, aux Etats-Unis, a eu la surprise de découvrir que le palais, datant du VIIIème siècle après JC, avait quasiment été enterré intact. L’ensemble du bâtiment, comprenant 170 pièces aux plafonds immenses, est construit sur trois étages et abrite onze patios. L’étude de ce palais pourrait apporter un nouvel éclairage sur la civilisation maya. En effet, aucune trace de pyramide n’a été trouvée sur le site, alors que ce type de construction est considéré comme le symbole du pouvoir religieux sur lequel s’appuyaient les dirigeants mayas. De précédentes expéditions avaient sous-estimé ce site, considéré comme peu important à cause de l’absence de pyramide. Le changement architectural reflète dans doute une évolution dans les rapports politiques au sein de la cité et avec l’extérieur, selon Arthur Demarest. Les habitants de ce palais auraient été plus commerçants que guerriers. La civilisation maya a atteint son apogée entre 250 et 900 après JC, et ce palais aurait été achevé vers 740, soit à la fin de cette période dite classique.

 


CANNIBALISME DANS LE COLORADO AU XIIEME SIECLE

En abandonnant leur village du Colorado, au XIIème siècle, des Indiens se seraient livrés à un festin cannibale, affirment des chercheurs américains dans la revue Nature. C’est la première fois que des anthropologues apportent la preuve tangible de pratiques cannibales chez les Indiens d’Amérique du Nord –un sujet très sensible aux Etats-Unis. L’équipe du Pr Richard Marlar, de l’Université du Colorado, a analysé les vestiges d’un village composé de trois maisons situé sur la Mesa Verde. Les chercheurs ont retrouvé les restes de sept corps, éparpillés dans tout le village, dont les os gisaient à même le sol ou carbonisés au milieu des cendres d’un foyer, sans avoir fait l’objet d’aucun rite funéraire. Ces os portent des marques de coups de couteau. Mais ce sont les analyses biochimiques qui apportent une preuve décisive. Les chercheurs ont trouvé des traces de myoglobine dans des excréments humains prélevés sur le site. Or cette protéine présente dans les muscles ne peut se retrouver dans les excréments que si de la chair humaine a été consommée. Des traces de myoglobine ont également été découvertes sur des ustensiles de cuisine en bois. Les causes ce cannibalisme restent un mystère. Les anthropophages ont-ils attaqué ce village ? Quelles conditions ont poussé les Indiens à manger leurs semblables au XIIème siècle ? Certains chercheurs pensent qu’une période de chaos social provoqué par une terrible sécheresse pourrait être à l’origine de ce cannibalisme.

 


UN VISAGE POUR L'HOMME DE NEANDERTAL

L’homme de Neandertal, exhumé en 1856 dans la vallée de Neander, en Allemagne, n’est plus un être sans visage. Des archéologues allemands ont retrouvé sur le même site le crâne de cet ancêtre, au milieu d’une cinquantaine d’ossements et de nombreux outils de pierre. Selon Ralf Schmitz et Juergen Thissen, la boîte crânienne qu’ils ont découverte correspond au squelette de l’homme exhumé au XIXème siècle. A l’époque, cette découverte avait profondément modifié la vision de l’évolution de l’homme. Aujourd’hui encore, les scientifiques s’interrogent sur les relations entre l’homme de Neandertal et l’Homo sapiens moderne. Existe-t-il une parenté entre eux ? Se sont-ils mélangés? Ou bien seulement combattus ? Une autre découverte, datant de l’année dernière, pourrait apporter quelques éléments de réponses. Trois fragments humains datant de l’ère glaciaire ont été mis au jour dans cette même vallée de Neandertal, à l’ouest de D sseldorf. Les scientifiques se demandent si ces fragments de tibia, de cubitus et d’humérus ont appartenu à une femme de Neandertal ou à un Homo sapiens moderne très ancien. Ces os sont en effets trop fins pour appartenir à un homme de Neandertal, plus robuste que l’Homo sapiens. S’il s’agit des restes d’un Homo sapiens, ce serait la plus ancienne trace de la présence d’hommes modernes sur le continent européen.

 


UN TEMPLE PRE-INCAÏQUE AU FOND DU LAC TITICACA

 

Les restes d’un temple vieux d’au moins 1.000 ans ont été découverts dans les profondeurs du lac Titicaca, situé à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Ce temple aurait été construit par la civilisation Tihuanacu, un peuple pré-incaïque qui vivait sur les bords de ce fleuve mythique, devenu le berceau de la culture inca. L’équipe internationale de chercheurs, qui plongent depuis début août à plus de 20 mètres de fond, a mis au jour les restes d’un temple de 250 mètres de long sur 50 de large, les traces d’une route, de culture en terrasse et un mur de 800 mètres de long. Près de 200 plongées auront été nécessaires aux archéologues italiens, boliviens, brésiliens, allemands et roumain, pour découvrir ces vestiges cachés au fond d’une eau trouble et froide. Le succès de cette expédition, baptisée Atahualpa 2000, devrait relancer l’intérêt des chercheurs pour ce lac situé à près de 4.000 mètres d’altitude, au cœur de la cordillère des Andes. Les précédentes expéditions scientifiques, en 1903, 1976 et 1988, étaient rentrées bredouille. Très avancée sur le plan agricole, architectural ou médical, la civilisation Tihuanacu aurait disparu suite à une brusque montée des eaux.


CHILI : LES PLUS ANCIENNES MOMIES DU MONDE

 

Le peuple Chinchorro, qui vivait il y a 7.000 ans dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, près de la frontière avec le Pérou, a peut-être été le premier à momifier ses morts. Dans la vallée des Camarones, des archéologues ont retrouvé plusieurs momies dont celle d’un enfant décédé en 5050 avant Jésus-Christ. Cela signifie que le peuple Chinchorro maîtrisait les techniques de momification 2.000 ans avant que les Egyptiens la pratiquent. Les archéologues savent peu de choses de cette civilisation de pêcheurs de la côte Pacifique. Pourquoi momifiaient-ils leurs morts ? Plusieurs hypothèses ont été avancées. Il semblerait que certaines momies aient été exposées, peut-être plantées dans le sol, pour des rites religieux, ou adorées comme des idoles. Contrairement aux Egyptiens qui réservaient la momification aux personnes nobles, les Chinchorro ne faisaient pas de différences entre les gens, et les archéologues ont même retrouvé des corps de nouveaux nés momifiés.


LASCAUX ET OBSERVATIONS ARCHEOLOGIQUES 


Les peintures découvertes dans les grottes de Lascaux en 1940 nous avaient révélé les talents artistiques de nos ancêtres. Mais à y regarder de plus près, des chercheurs pensent aussi y voir le témoignage de leur science. Le chercheur allemand Michael Rappenglueck affirme en effet que des cartes du ciel ont été peintes il y a 16.500 ans sur les murs des grottes de Lascaux. Dans la partie des grottes appelée « le puits » la paroi est ornée d’un bison, d’une curieuses silhouette humaine toute en longueur et d’un oiseau doté d’une unique grande patte. Selon Michael Rappenglueck, ce trio représente les trois étoiles très lumineuses Vega, Deneb et Altaïr, qui forment un triangle visible l’été dans l’hémisphère nord. Sur une autre paroi, le chercheur de Munich a repéré un bison dont les épaules portent la représentation de ce qu’il pense être les Pléiades, ces six étoiles appartenant à la constellation du Taureau. Ces observations du chercheur de Munich rejoignent celles de paléontologues espagnols, qui ont étudié de près les peintures rupestres de la Cueva del Castillo, vieilles de 14.000 ans. Ils pensent avoir identifié une représentation de la constellation de la Couronne boréale. Ces découvertes modifient profondément l’idée qu’on se faisait de ces hommes préhistoriques et montrent que l’intérêt pour le ciel remonte aux origines de l’humanité.

 


DE NOUVELLES ORIGINES POUR L'ECRITURE

  Où se situent les origines de l'écriture ? Après la découverte d'inscriptions âgées d'environ 5500 ans sur une poterie dans la vallée de l'Indus au Pakistan, le débat est relancé. Jusqu'à maintenant les plus vielles inscriptions avaient été retrouvées en Egypte (5300 ans) et en Mésopotamie (5100 ans) et avaient pu être décryptées. Que signifient ces nouveaux symboles ? Mystère. Les archéologues de l'université Harvard à Cambridge, aux Etats-Unis, auteurs de la découverte, tentent de percer le secret de ce qui pourrait être la plus ancienne forme d'écriture connue.


UN TEMPLE PRE-INCAÏQUE AU FOND DU LAC TITICACA

Les restes d’un temple vieux d’au moins 1.000 ans ont été découverts dans les profondeurs du lac Titicaca, situé à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Ce temple aurait été construit par la civilisation Tihuanacu, un peuple pré-incaïque qui vivait sur les bords de ce fleuve mythique, devenu le berceau de la culture inca. L’équipe internationale de chercheurs, qui plongent depuis début août à plus de 20 mètres de fond, a mis au jour les restes d’un temple de 250 mètres de long sur 50 de large, les traces d’une route, de culture en terrasse et un mur de 800 mètres de long. Près de 200 plongées auront été nécessaires aux archéologues italiens, boliviens, brésiliens, allemands et roumain, pour découvrir ces vestiges cachés au fond d’une eau trouble et froide. Le succès de cette expédition, baptisée Atahualpa 2000, devrait relancer l’intérêt des chercheurs pour ce lac situé à près de 4.000 mètres d’altitude, au cœur de la cordillère des Andes. Les précédentes expéditions scientifiques, en 1903, 1976 et 1988, étaient rentrées bredouille. Très avancée sur le plan agricole, architectural ou médical, la civilisation Tihuanacu aurait disparu suite à une brusque montée des eaux.


CHILI : LES PLUS ANCIENNES MOMIES DU MONDE

Le peuple Chinchorro, qui vivait il y a 7.000 ans dans le désert d’Atacama, au nord du Chili, près de la frontière avec le Pérou, a peut-être été le premier à momifier ses morts. Dans la vallée des Camarones, des archéologues ont retrouvé plusieurs momies dont celle d’un enfant décédé en 5050 avant Jésus-Christ. Cela signifie que le peuple Chinchorro maîtrisait les techniques de momification 2.000 ans avant que les Egyptiens la pratiquent. Les archéologues savent peu de choses de cette civilisation de pêcheurs de la côte Pacifique. Pourquoi momifiaient-ils leurs morts ? Plusieurs hypothèses ont été avancées. Il semblerait que certaines momies aient été exposées, peut-être plantées dans le sol, pour des rites religieux, ou adorées comme des idoles. Contrairement aux Egyptiens qui réservaient la momification aux personnes nobles, les Chinchorro ne faisaient pas de différences entre les gens, et les archéologues ont même retrouvé des corps de nouveaux nés momifiés.

 

DE NOUVELLES ORIGINES POUR L'ECRITURE

  Où se situent les origines de l'écriture ? Après la découverte d'inscriptions âgées d'environ 5500 ans sur une poterie dans la vallée de l'Indus au Pakistan, le débat est relancé. Jusqu'à maintenant les plus vielles inscriptions avaient été retrouvées en Egypte (5300 ans) et en Mésopotamie (5100 ans) et avaient pu être décryptées. Que signifient ces nouveaux symboles ? Mystère. Les archéologues de l'université Harvard à Cambridge, aux Etats-Unis, auteurs de la découverte, tentent de percer le secret de ce qui pourrait être la plus ancienne forme d'écriture connue.