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Le
planétarium de Lascaux
Chantal Jègues-Wolkiewiez est persuadée que les peintures
rupestres de la grotte de Lascaux sont une représentation
du ciel laissée par les habitants de ce site, il y a 17.000
ans. Cette chercheuse indépendante, ethnologue passionnée
d'astronomie, développe une théorie audacieuse.Elle a
découvert que l'entrée de la grotte est orientée de telle
sorte que le soleil y entre le jour du solstice d'été.
Les rayons pénètrent dans l'axe de l'entrée, relate Chantal
Jègues-Wolkiewiez, et éclairent d'abord le taureau, qui
représente selon elle la constellation du même nom. Le
dessin de l'homme-oiseau représenterait le pôle, trois
constellations, et une étoile qui n'existe plus. Entre
ses observations dans la grotte et les heures passées
devant les cartes du ciel, cette passionnée reconstitue
le planétarium de Lascaux et songe déjà à appliquer cette
théorie à d'autres sites, notamment la grotte de Chauvet,
en Ardèche.
L'homme
de Mungo
L'homo sapiens ne viendrait pas uniquement d'Afrique mais
aurait peut-être des ancêtres du côté de l'Asie, selon
des chercheurs australiens de l'Université nationale de
Canberra. Ces anthropologues, dirigés par Alan Thorne,
ont étudié des extraits d'ADN (acide désoxyribonucléique)
prélevés sur dix corps vieux de 2.000 à 60.000 ans, retrouvés
en Australie. L'un d'eux, appelé l'homme de Mungo, pourrait
être un homme primitif moderne dont la descendance a disparu.
Ce squelette a été découvert en 1974 en Australie, près
du lac Mungo, et il serait âgé de 60.000 ans. Selon l'équipe
d'Alan Thorne, cet homme était capable d'utiliser des
outils de pierre, de préparer ses lances pour la chasse
ou la pêche. Les anthropologues australiens pensent que
l'homme de Mungo est un descendant des australopithèques
Graciles. L'ADN de l'homme de Mungo ne se retrouve pas
chez les hommes actuels, excepté dans un segment du chromosome
11. La descendance de cette homme moderne se serait donc
éteinte. Ces résultats signifient que des humains modernes
vivaient en Australie avant l'émergence de l'homo sapiens
porteur de l'ADN que nous retrouvons aujourd'hui, expliquent
les chercheurs. Conséquence : l'humanité moderne ne descend
pas d'un unique ancêtre venu d'Afrique - théorie qui a
d'ailleurs toujours été rejetée par les scientifiques
chinois. Les travaux des Australiens, publiés dans les
Proceedings of the National Academy of Sciences, accréditent
plutôt l'hypothèse d'un développement de l'homo sapiens
dans plusieurs régions du monde à partir d'un ancêtre
plus ancien, l'homo erectus, qui lui serait originaire
d'Afrique et qui aurait émigré il y a environ 1,5 million
d'années.
Découvertes
d'animaux momifiés à Abydos
Un cimetière d'animaux momifiés a été découvert en Egypte,
près de l'ancienne ville d'Abydos, à plus de 500 km au
sud du Caire. Ces momies, qui datent de l'époque ptolémaïque,
vont permettre aux archéologues d'en apprendre plus sur
les rites religieux de cette époque de l'Egypte ancienne.
Un glissement de terrain a permis de mettre au jour huit
sarcophages dorés ou peints contenant des rongeurs, qui
auraient été momifiés vers 300 avant JC, ainsi que six
pots de céramique contenant chacun 25 faucons. Les anciens
Egyptiens pratiquaient la momification sur beaucoup d'animaux,
du chat au babouin, en passant par le crocodile ou le
scarabée. Ils croyaient que le rat mangeait le cœur du
pêcheur le jour du jugement dernier, tandis que le faucon
incarne le dieu Horus, dieu protecteur, fils d'Osiris
et d'Isis. Abydos était justement une ville sacrée, abritant
le tombeau du dieu Osiris, représentant l'espérance de
l'au-delà. Abydos était un lieu de pèlerinage pour les
Egyptiens. Selon Selima Irkam, un spécialiste de la momification
des animaux dans l'Egypte ancienne, qui enseigne à l'université
américaine du Caire, des momies d'animaux précédemment
découvertes avaient été tout simplement jetées. Ces momies
de l'époque ptolémaïque sont donc très importantes pour
les archéologues. C'est à cette époque, entre -330 et
-30, qu'Alexandre le Grande conquit l'Egypte et fonda
Alexandrie, ville phare de la Méditerranée.
Nouveaux Sites en Egypte
Une trentaine de sites vieux de 6.000 ans a été découverte
en Egypte par des archéologues britanniques, révèle le
quotidien The Guardian daté du 27 décembre. Recelant un
grand nombre de gravures taillées dans la pierre, ces
sites situés à l'est du Nil pourraient apporter un nouvel
éclairage sur les origines de la civilisation égyptienne.
Pour Toby Wilkinson, archéologue de l'Université de Cambridge
qui a dirigé l'expédition, " c'est la chapelle Sixtine
de l'Egypte prédynastique " qui a été mise à jour.Les
archéologues ont trouvé un grand nombre d'œuvres d'art,
gravées dans la pierre, représentant des hommes, ou des
animaux - girafes, hippopotames, autruches, éléphants-
ainsi que des scènes de chasse ou des flottes de bateaux.
Certaines traces témoignent du passage de Bédouins, de
Romains, de Grecs et de voyageurs de l'époque des Pharaons.
Mais les archéologues ont surtout découvert des représentations
laissées par un peuple inconnu de bergers nomades, conduisant
leurs troupeaux entre la Vallée du Nil et la Mer Rouge,
d'un oasis à l'autre, 4.000 ans avant la naissance du
Christ. Ces sites ont été mis à jour ces dernières semaines
à l'est du Nil, dans une zone désertique, entre deux axes
de circulation majeurs, le Wadi Hammamat et le Wadi Barramiya.
Les wadi sont des oueds, ces lits de rivières saisonniers
qui se transforment en torrents lors des fortes pluies.
Cette région ne serait devenue un désert que vers 3.500
av.JC, selon Toby Wilkinson, qui pense qu'auparavant elle
ressemblait plutôt à la savane africaine, avec une végétation
clairsemée et de nombreux points d'eau.Les gravures vieilles
de 6.000 ans présentent des similitudes avec les représentations
de l'époque pharaonique, rapporte le quotidien britannique.
Dans les années 30, un scientifique allemand avait déjà
commencé à chercher dans le désert, entre le Nil et la
Mer Rouge, les origines de la civilisation égyptienne.
La Seconde Guerre Mondiale l'avait interrompu, mais depuis
deux ou trois ans les archéologues manifestent un regain
d'intérêt pour cette région.
ADN
ET HOMME DE NEANDERTAL :
Une
nouvelle analyse de l’ADN d’un homme de Neandertal devrait
permettre aux spécialistes de mieux comprendre la place
qu’occupe cet être préhistorique dans l’évolution humaine.
Jusqu’à présent, la communauté scientifique disposait
de l’ADN mitochondrial de deux hommes de Neandertal. L’équipe
de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck en Allemagne,
a analysé l’ADN du spécimen retrouvé en Croatie, dans
la grotte de Vindija. Les chercheurs ont comparé cet ADN
à celui d’autres humains et à celui de grands singes.
Même si trois individus ne forment pas une population,
il semble que les différences génétiques entre Néandertaliens
soient faibles, comme entre les hommes actuels, alors
qu’elles sont plus importantes chez les singes. Les Néandertaliens
se sont peut-être développés à partir d’une petite population,
avancent les chercheurs. Une autre question agite les
spécialistes : l’homme de Neandertal et l’homme moderne
se sont-ils mélangés ? On sait que ces deux populations
se sont côtoyées en Europe entre –100.000 et –30.000 ans
environ. Que s’est-il passé pendant cette période ? les
paléontologues aimeraient éclaircir ce mystère, dont seule
l’issue est connue : les Néandertaliens ont disparu. Les
analyses de l’homme de Vindija ne révèlent pas de croisement
avec l’homme moderne, mais on ne peut pas pour autant
écarter cette hypothèse, précisent les chercheurs. Svante
Pääbo avait déjà réalisé la première analyse d’ADN de
Néandertalien en 1997, et c’est l’Université de Columbia
qui a rendu publique la seconde analyse au printemps dernier.
D'Etranges
Tombes Syriennes:
Lles
archéologues qui ont mis au jour cet été des tombes exceptionnelles
en Syrie, à Umm el-Marra, se heurtent à de nombreuses
questions sans réponses. Les chercheurs de l’Université
John Hopkins de Baltimore (USA) et de l’Université d’Amsterdam
(Pays-Bas), ont eu la surprise de découvrir un tombeau
vieux d’environ 4.300 ans, composé de trois étages, où
reposaient plusieurs corps ornés de joyaux. Par miracle,
il a échappé au pillage. A l’étage supérieur les archéologues
ont découvert les corps de deux jeunes femmes décorées
de bijoux de la tête aux pieds, chacune avec le squelette
d’un bébé à son côté. En-dessous reposaient deux hommes
adultes dont l’un portait une couronne d’argent. Enfin
au dernier niveau était enterré le corps d’un homme âgé,
mort vers 60 ans. Les ornements d’or, d’argent, de lapis
lazuli, et la structure imposante du monument montrent
qu’il s’agissaient de personnalités importantes, peut-être
de la famille régnant à l’époque sur une ancienne cité
syrienne. Cette tombe se situe en effet au centre des
ruines qui pourraient être celles de Tuba, l’une des premières
villes de Syrie. A l’instar de ses voisines d’Egypte et
de Mésopotamie, la Syrie est l’une des plus anciennes
civilisations urbaines du monde.
LES
AMERINDIENS RECUPERENT L'HOMME DE KENNEWICK:
Les
Indiens d’Amérique du Nord devraient récupérer les restes
de celui qu’ils considèrent comme leur ancêtre : l’homme
de Kennewick. Ainsi en a décidé le Département américain
de l’Intérieur, en charge des ressources culturelles.
Ce squelette d’environ 9.300 ans, découvert en 1996 dans
la rivière Columbia, dans l’Etat de Washington, est depuis
quatre ans l’objet d’une bataille entre Amérindiens et
scientifiques. Ceux-ci aimeraient examiner à loisir les
restes de cet habitant primitif du continent américain.
Les analyses réalisées à la demande du Département laissent
penser que l’homme de Kennewick serait différent des actuels
Indiens d’Amérique et qu’il aurait davantage de points
communs avec les Polynésiens. Si cela était confirmé,
il faudrait revoir les théories sur l’arrivée des premiers
habitants du continent américain, qui auraient pu venir
par la mer depuis le Sud-Est asiatique. Le Département
de l’Intérieur s’appuie sur une loi de 1990 (the Native
American Graves Protection and Repatriation Act) qui affirme
que tout habitant ayant vécu en Amérique avant l’arrivée
de Christophe Colomb est un indigène, un « native american
». Les scientifiques ne lâchent pas le morceau pour autant
: huit anthropologues éminents ont entamé il y a quatre
ans une procédure judiciaire qui était gelée en attendant
la décision du gouvernement. Ces chercheurs ont maintenant
l’intention de relancer la procédure afin d’obtenir le
droit d’examiner le squelette.
DECOUVERTE
DE LA TOMBE D'UN CHEF MAYA:
Près des ruines de Copán, au Honduras, des archéologues
ont découvert une tombe qui serait celle d’un important
dirigeant de cette ancienne cité maya. La construction
d’une route a permis de mettre au jour cette tombe qui
abriterait l’un des seize chefs mayas qui régnèrent sur
Copán. Ce dirigeant aurait vécu au sixième siècle, en
plein âge d’or de la civilisation maya. A côté du tombeau
les chercheurs ont trouvé un os incrusté de jade, ce qui
indique l’importance de la personne enterrée. Les restes
de huit gouverneur de Copán ont déjà été retrouvé sur
le site de l’ancienne cité. Située à l’ouest du pays,
près de la frontière avec le Guatemala, Copán est aujourd’hui
un haut lieu du tourisme au Honduras. A son apogée, la
‘’patrie’’ maya s’étendait sur ce qui est aujourd’hui
le Mexique, le Guatemala, le Honduras, le Belize et le
Salvador.
ON
DEGELE L'HOMME DES GLACES:
Nick
Oetzi , cet homme préhistorique retrouvé dans un glacier
italien il y a dix ans doit être dégelé de façon temporaire
pour permettre aux chercheurs de l’examiner de plus près.
Ce sont des touristes, en promenade dans la vallée d’Oetz,
qui ont trouvé le corps de cet homme, que l’on a d’abord
pris pour celui d’un montagnard victime d’une avalanche.
Mais les analyses ont montré qu’il avait 5.300 ans. Oetzi,
c’est ainsi qu’il a été baptisé, avait les jambes couvertes
par un vêtement de cuir, portait une sorte de cape en
herbe, et possédait une hache en cuivre. Cet homme préhistorique
d’environ 1m65 aurait été pris dans une tempête de neige
et serait mort de froid. L’Autriche et l’Italie se sont
longtemps disputé la propriété d’Oetzi, qui avait d’abord
été transféré à Innsbruck. Il a finalement été reconnu
que son corps reposait quelques mètres à l’intérieur du
territoire italien. Le corps a donc été transporté en
1998 jusqu’au musée de Bolzano, dans le Haut-Adige, au
nord de l’Italie. La fin de cette querelle permet enfin
aux scientifiques d’entreprendre des recherches pour en
savoir plus sur Nick Oetzi.
LE
ROI MIDAS:
Les
chercheurs du Musée d’anthropologie et d’archéologie de
Pennsylvanie peuvent lever leur verre et trinquer à la
santé de Midas, le mythique Roi de Phrygie, mort vers
690 avant JC. Ils ont en effet reconstituer la boisson
qui coulait à flot lors des festins donnés par le Roi
: il s’agit une boisson fermentée à base d’hydromel, l’une
des plus anciennes boissons alcoolisées que l’on connaisse.
C’est grâce à l’analyse chimique de la vaisselle trouvée
dans le tombeau de Midas, et qui a sans doute servi pour
le repas des funérailles, que ces chercheurs ont pu reconstituer
le menu et la composition du fameux élixir. Les Phrygiens
mélangeaient du jus de raisin fermenté avec de la bière,
du miel, des herbes et des épices. Un brasseur de Philadelphie
a donc été chargé de mettre la recette en pratique. En
utilisant du muscat, de l’orge, du miel de thym et du
safran, fermentés à température ambiante, le brasseur
a obtenu une boisson de 7,5° d’alcool, « buvable » d’après
les chercheurs qui l’ont goûtée. Au-delà de la dégustation,
connaître la composition la boisson préférée des Phrygiens
a un intérêt historique. Un élixir similaire a en effet
été trouvé sur des sites grecs de l’époque minoenne (2750-1050
av JC), du nom de Minos, l’ancien roi de Crète. Cela signifierait
donc que les Phrygiens étaient des descendants d’Européens,
comme les Grecs, et qu’ils n’étaient pas liés à leurs
voisins du Moyen-Orient –qui eux connaissaient le vin
depuis bien longtemps.
18/09/00
NOUVELLE
VILLE DECOUVERTE AU PIED DES PYRAMIDES :
Après
12 années de fouilles sur le site des célèbres pyramides
de Gizeh, au Caire, l’archéologue américain Mark Lehner
a mis au jour des vestiges inédits : ceux d’une ville.
L’Egypte des Pharaons est souvent considérée comme une
civilisation sans ville, car les cités entourées de murs
comme il en existait ailleurs au Proche-Orient à la même
époque, semblent être absentes de la vallée du Nil. Mais
ce sont peut-être les plus vieilles rues pavées d’Egypte
qui ont été découvertes sur la plateau de Gizeh. Les galeries
mises au jour par l’équipe de Lehner s’étendent sur près
de 150 mètres. Elles abritaient sans doute des maisons,
des fours à pain, des ateliers de travail du cuivre et
beaucoup d’autres ateliers d’artisans. A l’extérieur de
ces galeries, les chercheurs pensent avoir trouvé les
traces des maisons des bâtisseurs de pyramides. C’est
sans doute la construction de ces gigantesques monuments
qui a fait naître cette ville encore mystérieuse.
UNE
ETRANGE CATASTROPHE A FRAPPE LE HAUT-MOYEN AGE
Les
livres d’histoire n’en parlent pas mais les arbres en
témoignent : il s’est passé quelque chose de catastrophique
en l’an 540 après JC, à l’aube du Moyen Age. Le Pr Mike
Baillie, de l’Université de Belfast, invite les historiens
à relire le passé en se penchant sur les cernes de croissance
des arbres. Ces anneaux formés au cours de la croissance
de l’arbre permettent de le dater mais aussi de repérer
des événements importants qui ont affecté le climat. C’est
ainsi que certaines éruptions volcaniques ont été datées.
En appliquant cette technique –la dendrochronologie- à
des échantillons d’arbres provenant du monde entier, Mike
Baillie a constaté qu’un bouleversement climatique majeur
s’était produit en 540. Le chercheur irlandais pense qu’il
peut s’agir d’une collision avec une comète qui aurait
provoqué une période de grand froid. Il s’appuie sur des
récits du XIIIème siècle qui parlent de coups violents
venus du ciel s’abattant sur la Gaule à une époque correspondant
à peu près à l’année 540. Cette période coïncide aussi
avec la chute de l’Empire romain, chute qui aurait pu
être précipitée par cette catastrophe, selon Mike Baillie.
Une théorie naturellement très controversée.
GUATEMALA
UN NOUVEAU PALAIS MAYA
Au
milieu des ruines d’une ville envahie par la jungle, près
de la rivière Pasiòn, des archéologues ont découvert l’un
des plus beaux palais mayas du Guatemala. Arthur Demarest,
de l’université de Nashville, aux Etats-Unis, a eu la
surprise de découvrir que le palais, datant du VIIIème
siècle après JC, avait quasiment été enterré intact. L’ensemble
du bâtiment, comprenant 170 pièces aux plafonds immenses,
est construit sur trois étages et abrite onze patios.
L’étude de ce palais pourrait apporter un nouvel éclairage
sur la civilisation maya. En effet, aucune trace de pyramide
n’a été trouvée sur le site, alors que ce type de construction
est considéré comme le symbole du pouvoir religieux sur
lequel s’appuyaient les dirigeants mayas. De précédentes
expéditions avaient sous-estimé ce site, considéré comme
peu important à cause de l’absence de pyramide. Le changement
architectural reflète dans doute une évolution dans les
rapports politiques au sein de la cité et avec l’extérieur,
selon Arthur Demarest. Les habitants de ce palais auraient
été plus commerçants que guerriers. La civilisation maya
a atteint son apogée entre 250 et 900 après JC, et ce
palais aurait été achevé vers 740, soit à la fin de cette
période dite classique.
CANNIBALISME
DANS LE COLORADO AU XIIEME SIECLE
En
abandonnant leur village du Colorado, au XIIème siècle,
des Indiens se seraient livrés à un festin cannibale,
affirment des chercheurs américains dans la revue Nature.
C’est la première fois que des anthropologues apportent
la preuve tangible de pratiques cannibales chez les Indiens
d’Amérique du Nord –un sujet très sensible aux Etats-Unis.
L’équipe du Pr Richard Marlar, de l’Université du Colorado,
a analysé les vestiges d’un village composé de trois maisons
situé sur la Mesa Verde. Les chercheurs ont retrouvé les
restes de sept corps, éparpillés dans tout le village,
dont les os gisaient à même le sol ou carbonisés au milieu
des cendres d’un foyer, sans avoir fait l’objet d’aucun
rite funéraire. Ces os portent des marques de coups de
couteau. Mais ce sont les analyses biochimiques qui apportent
une preuve décisive. Les chercheurs ont trouvé des traces
de myoglobine dans des excréments humains prélevés sur
le site. Or cette protéine présente dans les muscles ne
peut se retrouver dans les excréments que si de la chair
humaine a été consommée. Des traces de myoglobine ont
également été découvertes sur des ustensiles de cuisine
en bois. Les causes ce cannibalisme restent un mystère.
Les anthropophages ont-ils attaqué ce village ? Quelles
conditions ont poussé les Indiens à manger leurs semblables
au XIIème siècle ? Certains chercheurs pensent qu’une
période de chaos social provoqué par une terrible sécheresse
pourrait être à l’origine de ce cannibalisme.
UN
VISAGE POUR L'HOMME DE NEANDERTAL
L’homme de Neandertal, exhumé en 1856 dans la vallée de
Neander, en Allemagne, n’est plus un être sans visage.
Des archéologues allemands ont retrouvé sur le même site
le crâne de cet ancêtre, au milieu d’une cinquantaine
d’ossements et de nombreux outils de pierre. Selon Ralf
Schmitz et Juergen Thissen, la boîte crânienne qu’ils
ont découverte correspond au squelette de l’homme exhumé
au XIXème siècle. A l’époque, cette découverte avait profondément
modifié la vision de l’évolution de l’homme. Aujourd’hui
encore, les scientifiques s’interrogent sur les relations
entre l’homme de Neandertal et l’Homo sapiens moderne.
Existe-t-il une parenté entre eux ? Se sont-ils mélangés?
Ou bien seulement combattus ? Une autre découverte, datant
de l’année dernière, pourrait apporter quelques éléments
de réponses. Trois fragments humains datant de l’ère glaciaire
ont été mis au jour dans cette même vallée de Neandertal,
à l’ouest de D sseldorf. Les scientifiques se demandent
si ces fragments de tibia, de cubitus et d’humérus ont
appartenu à une femme de Neandertal ou à un Homo sapiens
moderne très ancien. Ces os sont en effets trop fins pour
appartenir à un homme de Neandertal, plus robuste que
l’Homo sapiens. S’il s’agit des restes d’un Homo sapiens,
ce serait la plus ancienne trace de la présence d’hommes
modernes sur le continent européen.
UN
TEMPLE PRE-INCAÏQUE AU FOND DU LAC TITICACA
Les restes d’un temple vieux d’au moins 1.000 ans
ont été découverts dans les profondeurs du lac Titicaca,
situé à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Ce
temple aurait été construit par la civilisation Tihuanacu,
un peuple pré-incaïque qui vivait sur les bords de ce
fleuve mythique, devenu le berceau de la culture inca.
L’équipe internationale de chercheurs, qui plongent
depuis début août à plus de 20 mètres de fond, a mis au
jour les restes d’un temple de 250 mètres de long
sur 50 de large, les traces d’une route, de culture
en terrasse et un mur de 800 mètres de long. Près de 200
plongées auront été nécessaires aux archéologues italiens,
boliviens, brésiliens, allemands et roumain, pour découvrir
ces vestiges cachés au fond d’une eau trouble et
froide. Le succès de cette expédition, baptisée Atahualpa
2000, devrait relancer l’intérêt des chercheurs
pour ce lac situé à près de 4.000 mètres d’altitude,
au cœur de la cordillère des Andes. Les précédentes
expéditions scientifiques, en 1903, 1976 et 1988, étaient
rentrées bredouille. Très avancée sur le plan agricole,
architectural ou médical, la civilisation Tihuanacu aurait
disparu suite à une brusque montée des eaux.
CHILI : LES PLUS ANCIENNES MOMIES DU MONDE
Le peuple Chinchorro, qui vivait il y a 7.000 ans dans le désert
d’Atacama, au nord du Chili, près de la frontière
avec le Pérou, a peut-être été le premier à momifier ses
morts. Dans la vallée des Camarones, des archéologues
ont retrouvé plusieurs momies dont celle d’un enfant
décédé en 5050 avant Jésus-Christ. Cela signifie que le
peuple Chinchorro maîtrisait les techniques de momification
2.000 ans avant que les Egyptiens la pratiquent. Les archéologues
savent peu de choses de cette civilisation de pêcheurs
de la côte Pacifique. Pourquoi momifiaient-ils leurs morts
? Plusieurs hypothèses ont été avancées. Il semblerait
que certaines momies aient été exposées, peut-être plantées
dans le sol, pour des rites religieux, ou adorées comme
des idoles. Contrairement aux Egyptiens qui réservaient
la momification aux personnes nobles, les Chinchorro ne
faisaient pas de différences entre les gens, et les archéologues
ont même retrouvé des corps de nouveaux nés momifiés.
LASCAUX
ET OBSERVATIONS ARCHEOLOGIQUES
Les peintures découvertes dans les grottes de Lascaux
en 1940 nous avaient révélé les talents artistiques de
nos ancêtres. Mais à y regarder de plus près, des chercheurs
pensent aussi y voir le témoignage de leur science. Le
chercheur allemand Michael Rappenglueck affirme en effet
que des cartes du ciel ont été peintes il y a 16.500 ans
sur les murs des grottes de Lascaux. Dans la partie des
grottes appelée « le puits » la paroi est ornée d’un
bison, d’une curieuses silhouette humaine toute
en longueur et d’un oiseau doté d’une unique
grande patte. Selon Michael Rappenglueck, ce trio représente
les trois étoiles très lumineuses Vega, Deneb et Altaïr,
qui forment un triangle visible l’été dans l’hémisphère
nord. Sur une autre paroi, le chercheur de Munich a repéré
un bison dont les épaules portent la représentation de
ce qu’il pense être les Pléiades, ces six étoiles
appartenant à la constellation du Taureau. Ces observations
du chercheur de Munich rejoignent celles de paléontologues
espagnols, qui ont étudié de près les peintures rupestres
de la Cueva del Castillo, vieilles de 14.000 ans. Ils
pensent avoir identifié une représentation de la constellation
de la Couronne boréale. Ces découvertes modifient profondément
l’idée qu’on se faisait de ces hommes préhistoriques
et montrent que l’intérêt pour le ciel remonte aux
origines de l’humanité.
DE
NOUVELLES ORIGINES POUR L'ECRITURE
Où
se situent les origines de l'écriture ? Après la découverte
d'inscriptions âgées d'environ 5500 ans sur une poterie
dans la vallée de l'Indus au Pakistan, le débat est relancé.
Jusqu'à maintenant les plus vielles inscriptions avaient
été retrouvées en Egypte (5300 ans) et en Mésopotamie
(5100 ans) et avaient pu être décryptées. Que signifient
ces nouveaux symboles ? Mystère. Les archéologues de l'université
Harvard à Cambridge, aux Etats-Unis, auteurs de la découverte,
tentent de percer le secret de ce qui pourrait être la
plus ancienne forme d'écriture connue.
UN
TEMPLE PRE-INCAÏQUE AU FOND DU LAC TITICACA
Les restes d’un temple vieux d’au moins 1.000 ans
ont été découverts dans les profondeurs du lac Titicaca,
situé à la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Ce
temple aurait été construit par la civilisation Tihuanacu,
un peuple pré-incaïque qui vivait sur les bords de ce
fleuve mythique, devenu le berceau de la culture inca.
L’équipe internationale de chercheurs, qui plongent
depuis début août à plus de 20 mètres de fond, a mis au
jour les restes d’un temple de 250 mètres de long
sur 50 de large, les traces d’une route, de culture
en terrasse et un mur de 800 mètres de long. Près de 200
plongées auront été nécessaires aux archéologues italiens,
boliviens, brésiliens, allemands et roumain, pour découvrir
ces vestiges cachés au fond d’une eau trouble et
froide. Le succès de cette expédition, baptisée Atahualpa
2000, devrait relancer l’intérêt des chercheurs
pour ce lac situé à près de 4.000 mètres d’altitude,
au cœur de la cordillère des Andes. Les précédentes
expéditions scientifiques, en 1903, 1976 et 1988, étaient
rentrées bredouille. Très avancée sur le plan agricole,
architectural ou médical, la civilisation Tihuanacu aurait
disparu suite à une brusque montée des eaux.
CHILI : LES PLUS ANCIENNES MOMIES DU MONDE
Le peuple Chinchorro, qui vivait il y a 7.000 ans dans le désert
d’Atacama, au nord du Chili, près de la frontière
avec le Pérou, a peut-être été le premier à momifier ses
morts. Dans la vallée des Camarones, des archéologues
ont retrouvé plusieurs momies dont celle d’un enfant
décédé en 5050 avant Jésus-Christ. Cela signifie que le
peuple Chinchorro maîtrisait les techniques de momification
2.000 ans avant que les Egyptiens la pratiquent. Les archéologues
savent peu de choses de cette civilisation de pêcheurs
de la côte Pacifique. Pourquoi momifiaient-ils leurs morts
? Plusieurs hypothèses ont été avancées. Il semblerait
que certaines momies aient été exposées, peut-être plantées
dans le sol, pour des rites religieux, ou adorées comme
des idoles. Contrairement aux Egyptiens qui réservaient
la momification aux personnes nobles, les Chinchorro ne
faisaient pas de différences entre les gens, et les archéologues
ont même retrouvé des corps de nouveaux nés momifiés.
DE
NOUVELLES ORIGINES POUR L'ECRITURE
Où
se situent les origines de l'écriture ? Après la découverte
d'inscriptions âgées d'environ 5500 ans sur une poterie
dans la vallée de l'Indus au Pakistan, le débat est relancé.
Jusqu'à maintenant les plus vielles inscriptions avaient
été retrouvées en Egypte (5300 ans) et en Mésopotamie
(5100 ans) et avaient pu être décryptées. Que signifient
ces nouveaux symboles ? Mystère. Les archéologues de l'université
Harvard à Cambridge, aux Etats-Unis, auteurs de la découverte,
tentent de percer le secret de ce qui pourrait être la
plus ancienne forme d'écriture connue.
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